Madeleine au chocolat et au miel
Ha les fameuses madeleine de Marcel Proust ... qui ne connaît pas cette douceur de réminiscence, à la fois bonheur du temps passé et malheur d'une chose résolue.
"Le bonheur est salutaire pour les corps, mais c'est le chagrin qui développe les forces de l'esprit".
C'est vrai, je trouve que la nostalgie est équivoque. Nous la ressentons comme morosité car elle est source d'envie d'une chose passée et finie, à laquelle on aimerait retourner. Cette nostalgie à proprement parlée nous fait fuir le présent et dissimule le futur. Elle est à la base d'une mélancolie , elle est synonyme de désir.
En effet, y a-t'il désir sans manque, sans regret ? Peut on désirer quelque chose si on la possède déjà ?
Désirer manger, c'est avoir de l'appétit. Or, avoir de l'appétit, c'est avoir un manque de nourriture en soi.
Désirer dormir, c'est avoir sommeil. Or, avoir sommeil, c'est avoir un manque de vivacité.
Cependant, si, comme je l'affirme, nostalgie est synonyme de désir, ne peut on pas voir en cela une part d'optimisme, de quête de bonheur ?
Si nous sommes nostalgiques, nous désirons avoir quelque chose que nous avons eu, et persévérerons en notre être pour y parvenir à nouveau [le Conatus]. Cette vision détourne la nostalgie vers une quête d'un idéal présent et du futur.
La nostalgie, de la mémoire déchue, se tourne vers l'idéalisation d'une chose future à laquelle nous aspirons.
L'objet de réminiscence [Marcel et sa madeleine, qu'il en était mélancolique, mais ne s'en chagrinait jamais] devient alors tristesse et joie, nous fait reculer comme elle nous fait avancer.
Et moi je vais arrêter avec ça parce que mon blog n'est pas un blog de philosophie mais plutôt de cuisine.
Eeeeeee non je ne vais pas philosopher sur la cuisine ... je ne saurai que dire en fait.
J'en reviens à mes madeleines, après une petite introduction. J'ai pris la recette chez Babakitchen, ce sont ses madeleine au miel et au chocolat.
J'ai un tout petit peu changer la recette et le mode de cuisson, parce que j'adapte aussi avec mon four.
Elles sentent bon à la sortie du four, la miel embaume la pièce, bien que camouflé par l'odeur du chocolat, qui, je le rappelle, fait chavirer mon coeur.
Je vous mets la recette telle que je l'ai faite. J'ai divisé les proportions, on a déjà beacoup de gâteaux et de bredeles et je n'ai envie de faire du gâchis.
30 g de pâte à tartiner Zartbitter (ce n'est pas aussi sucré que le nutella et il n'y a pas de noisettes, c'est du chcolat noir spécial tartinade)
1 oeuf clarifié (jaune & blanc séparés)
15 g de beurre
20 g de sucre
1 càc de miel (de châtaignier pour moi)
30 g de farine
1 pincée de bicarbonate de soude
Faire fondre doucement au bain-marie le chocolat et le beurre. Lisser l'ensemble.
Fouetter jusqu'à blanchissement le jaune d'oeuf avec le sucre. Y verser le chocolat et le beurre fondus, ajouter le sucre, la farine mélangée au bicarbonate de soude, et la blanc préalablement battu en neige bien ferme.
Mélanger délicatement et mettre au frais pour une bonne heure.
Je vous conseille de mettre au frais votre moule à madeleines, comme ça, le choc termique qui permet la bosse des madeleines aura beaucoup plus de chance d'être là.
Préchauffer le four à 220°C. Enfourner les madeleine à cette température pour 3 minutes et baisser à 180°Cpour 9 minutes.
Normalement, la petites bosse devrait apparaître. Sinon, je ne sais pas ...